Le refus de l’enfant ne met pas automatiquement fin au droit de visite
Beaucoup de parents pensent que, dès lors que l’enfant exprime un refus, le droit de visite n’a plus à être respecté.
En réalité, ce n’est pas le cas.
Tant qu’une décision de justice est en vigueur, elle doit être exécutée.
Le parent chez lequel réside l’enfant ne peut pas décider seul de suspendre les droits de visite.
Pourquoi l’enfant refuse-t-il ?
Il est essentiel de comprendre l’origine du refus.
Les raisons peuvent être très diverses :
- un conflit de loyauté entre les parents ;
- des difficultés relationnelles ;
- un changement lié à l’adolescence ;
- une mauvaise expérience lors des précédents droits de visite ;
- ou, plus rarement, une situation de danger.
Chaque situation mérite une analyse individualisée.
Faut-il contraindre l’enfant ?
Il n’existe pas de réponse unique.
L’âge de l’enfant, son degré de maturité et les raisons de son refus doivent être pris en considération.
En pratique, il est rarement souhaitable d’imposer un départ dans un contexte de crise sans rechercher au préalable les causes de cette opposition.
Peut-on saisir le juge ?
Oui.
Lorsque les difficultés persistent, il est souvent préférable de saisir le juge aux affaires familiales afin que la situation soit réévaluée.
Selon les circonstances, le juge pourra notamment :
- entendre le mineur s’il en remplit les conditions ;
- modifier les modalités du droit de visite ;
- ordonner une enquête sociale ou une mesure d’investigation ;
- inviter les parents à recourir à une médiation familiale.
Chaque décision est prise au regard de l’intérêt de l’enfant.
L’importance d’un accompagnement juridique
Ces situations sont souvent très éprouvantes pour les parents.
Avant toute initiative, il est préférable de prendre conseil afin d’éviter des décisions qui pourraient être mal interprétées par le juge.
Chaque dossier présente des particularités qui nécessitent une analyse précise des faits et des décisions déjà rendues.
Le cabinet de Me Edwige ANFRAY vous accompagne afin d’évaluer votre situation, de rechercher une solution adaptée et, si nécessaire, de saisir le juge aux affaires familiales.
